AMMag : Dans un contexte économique et géopolitique incertain, quel est votre état d’esprit autour de Micronora 2026 ?
Fanny Chauvin : Nous sommes lucides, bien sûr, mais surtout résolument tournés vers l’action. Les industriels évoluent aujourd’hui dans un environnement complexe, et c’est précisément dans ces périodes que des rendez-vous comme Micronora prennent tout leur sens. Nous ressentons une attente forte : celle de se retrouver, d’échanger concrètement, de capter des signaux faibles et de créer des opportunités.
AMMag : Cette attente se traduit-elle déjà concrètement ?
FC : Oui, très clairement. À date, la commercialisation est en avance par rapport à l’édition 2024, ce qui est un indicateur particulièrement significatif. Cela démontre que, malgré les incertitudes, les industriels ne ralentissent pas leur engagement, qu’ils continuent d’investir dans la visibilité, les rencontres et le développement. C’est un signal de confiance qui nous engage.
AMMag : Comment expliquez-vous cette dynamique positive ?.
FC : Micronora reste un lieu unique qui réunit tout un écosystème, du laboratoire à la production, autour d’un même niveau d’exigence. On parle ici de technologies où la tolérance se mesure en microns. L’ensemble des acteurs des microtechniques et de la précision, tous secteurs confondus s’y rencontrent. Cette transversalité est essentielle aujourd’hui car les industriels ne cherchent plus seulement des fournisseurs, mais des solutions globales, des partenaires capables de répondre à des enjeux complexes et multi-technologiques.
Le Zoom 2026 est consacré à l’aéronautique, au spatial et à la défense. Pourquoi ce choix ?
FC : Ces secteurs concentrent aujourd’hui des enjeux technologiques majeurs et sont fortement consommateurs de solutions microtechniques. En leur consacrant un Zoom élargi, Micronora confirme sa place de carrefour stratégique pour ces filières. Ainsi, en 2026, le Zoom, organisé en partenariat avec le cluster ASD du pôle de compétitivité PMT, doublera sa surface et s’accompagnera d’un programme ambitieux avec la participation d’acteurs de tout premier plan comme le GIFAS, la DGAC ou l’AID, aux côtés de nombreux experts.