Métiers / Laboratoire

La Saga Laval Virtual et les 20 ans des Arts et Métiers à Laval


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La Saga Laval Virtual et les 20 ans des Arts et Métiers à Laval

Pourquoi l’école d’Arts et Métiers s’est-elle implantée à Laval le 1 septembre 2005 ?!

L’histoire débute en 1998 quand le Professeur Bernard Taravel, co-fondateur du Futuroscope de Poitiers avec les hommes politiques René Monory et Thierry Breton, rencontre François d’Aubert, Député-Maire de Laval et ministre de la Recherche. Celui-ci lui demande d’étudier comment la Mayenne, un département rural connu pour compter plus de vaches que d’habitants, pourrait acquérir une image comme celle de la Vienne avec le Futuroscope. 

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Par la rédaction

Le Dr Simon Richir (Li184), son adjoint à la tête du département Innovation de l’Université d’Angers, propose au Pr Bernard Taravel de valoriser la « Réalité Virtuelle », technologie émergente aux Etats-Unis et au Japon, pour transformer l’image de Laval et de la Mayenne. Il imagine un concept, un nom qui sonne bien, « Laval Virtual », et rédige un rapport de 200 pages présentant le concept d’un salon international annuel, basé sur le triptyque qui a fait le succès du Futuroscope avec ses 3 pôles : Enseignement/Recherche ; Entreprises ; Grand public. Un projet de parc à thème autour de la Réalité Virtuelle est même envisagé. 
Banco ! François d’Aubert embarque Laval Agglomération et le Département de la Mayenne dans l’aventure de la Réalité Virtuelle. Le salon « Laval Virtual » naît en juin 1999 et c’est tout de suite un succès qui ne se dément plus depuis 28 ans. 

En parallèle, un écosystème local autour de la Réalité Virtuelle se développe avec la création à Laval d’un Master (On disait « DESS » à l’époque) par les Universités d’Angers et du Mans en 2000 et la focalisation de Clarté (Centre de Ressources Technologiques basé à Laval) et de la Technopole de Laval, qui pilote Laval Virtual, sur cette technologie. Afin de consolider et pérenniser cet écosystème, sur la proposition de Simon Richir, très attaché à son École, François d’Aubert, une nouvelle fois ministre de la Recherche, rencontre en 2004 la Directrice Générale d’Arts et Métiers, Marie Reynier (Bo175), qui accepte d’implanter une antenne des Arts et Métiers à Laval sous réserve de la garantie de financements récurrents des collectivités locales afin que cette nouvelle implantation ne pèse pas sur le budget de l’École. Laval Agglomération et le Département de la Mayenne acceptent ces conditions. Ils co-financent toujours aujourd’hui l’implantation des Arts et Métiers de Laval qui s’est avéré un investissement rentable car, à financement constant, l’équipe est passée de 12 à 39 personnes en 20 ans, en plus des 40 à 50 étudiants des 2 Masters qu’elle pilote. 

En 2026, la petite antenne de Laval est devenue un Institut reconnu du Groupe Arts et Métiers. Avec ses 6 chercheurs permanents, ses 6 chercheurs associés, ses 17 doctorants et ses 8 ingénieurs de valorisation, l’Institut pilote de nombreux projets collaboratifs, français et européens, et 3 Chaires de recherche. Avec plus de 200 publications à son actif, l’équipe de recherche « Présence & Innovation », qui a emménagé en 2017 dans les superbes locaux du « Laval Virtual Center », fait aujourd’hui partie des laboratoires les plus reconnus au monde pour ses travaux autour des technologies immersives. 

Pour exemple, l’équipe a obtenu un « best paper » en 2025 au congrès mondial du domaine « IEEE VR » dont Simon Richir a été conférencier invité en 2024 à Orlando. L’équipe développe des partenariats, en particulier avec des universités japonaises et l’Institut de Laval vient d’inaugurer une plateforme technologique de premier plan, CAPLAB, copilotée avec Clarté et cofinancée par Laval Agglomération, la Région Pays de la Loire et l’Europe. 

Pour ses 20 ans, l’Institut Arts et Métiers de Laval fait rayonner Laval, la Mayenne et les Arts et Métiers. Dans une ambiance chaleureuse et bienveillante, chacun des membres de l’équipe de Laval développe des actions de recherche, de formation et de valorisation de haut niveau. Leur « boss », Simon Richir (Li184), est très fier de son équipe et du chemin parcouru en 20 ans (et il le dit partout !).